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NOTRE HISTOIRE

NOTRE

Histoire

Tout commence par deux prénoms. Shanto et Noushig. Mettez-les bout à bout et vous obtenez Shanto — c'est aussi simple que ça, et c'est déjà tout dire : ici, il n'y a pas de concept, pas de groupe, pas de recette de communication. Il y a un couple, une cuisine, et plus de trente ans passés à faire la même chose avec la même exigence.

Cette cuisine, Noushig et Shanto ne l'ont pas apprise dans une école. Ils l'ont reçue. Elle vient de cette Arménie qui a essaimé jusqu'au Levant, où l'on prépare le kebbé à la main parce qu'il n'y a pas d'autre façon de le préparer, où la pâte du lahmajun se travaille chaque matin, où le caviar d'aubergines ne sort pas d'une boîte. Une cuisine arménienne nourrie de Syrie et du Liban, mélange de trois drapeaux et d'une seule table. Quand ils sont arrivés en France, ils ont apporté ça dans leurs valises : des gestes, des proportions, des odeurs, et l'idée qu'un plat bien fait demande du temps.

Le premier Shanto tenait dans 18 couverts, rue des Camélias, à Alfortville. Une salle minuscule, et une cuisine aussi grande que la salle ouverte, visible depuis les tables, parce qu'il n'y avait rien à cacher. Les clients voyaient les mezzés se monter sous leurs yeux. On payait en espèces ou par chèque, le terminal de carte n'était pas encore arrivé. C'était plein à toute heure. Le bouche-à-oreille a fait le reste : d'abord la communauté arménienne du Val-de-Marne, puis les voisins, puis des gens qui faisaient le trajet depuis Paris pour un lahmajun et un sourdj.

Très vite, dix-huit couverts n'ont plus suffi. Nous avons ensuite traversé la rue Jean Jaurès pour nous installer au 117, à Maisons-Alfort. Plus grand, une terrasse, une vraie salle mais la même cuisine, la même équipe, les mêmes recettes. Rien n'a été industrialisé au passage. Le houmous, le kebbé, les mantis, les pâtes à pizza : tout est toujours fait maison, tous les jours. C'est plus long. C'est aussi la seule raison pour laquelle nous existons encore.

Aujourd'hui, Shanto est une affaire de famille au sens strict. Noushig et Shanto sont en cuisine. Un savoir-faire de plusieurs décennies, qui explique pourquoi nos pizzas arméniennes, la Shanto au soudjoukh et au basterma en tête, ne ressemblent à aucune autre. Les enfants ont grandi entre les tables et y travaillent désormais. Nos clients le sentent : on ne vient pas chez Shanto uniquement pour manger, on vient parce qu'on y est reçu comme chez quelqu'un.

Et le soir, l'ambiance monte. Les mezzés circulent, la musique s'installe, le karaoké s'invite, les tables se parlent entre elles. Il y a des anniversaires, des fiançailles, des retrouvailles, des dîners de famille de vingt personnes. C'est ce que la cuisine orientale sait faire de mieux : elle transforme un repas en soirée, et une soirée en souvenir.

De père en fils… la passion continue 🔥👨_🍳👦Chez Shanto, on ne transmet pas juste des re
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Trente ans plus tard, quatre cents avis et une note de 4,8 sur 5 nous disent que nous ne nous sommes pas trompés de chemin. Nous continuons donc exactement pareil : des produits frais choisis un par un, des recettes qu'on ne modernise pas pour le plaisir de moderniser, des portions généreuses parce qu'on ne sait pas servir autrement — et nos lahmajun, dont il faut vraiment que vous demandiez la spécialité du chef.

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4,8/5

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400+ avis

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